Historique

1948 – 1965 LA FONDATION

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Nous sommes en 1948. La guerre est finie depuis deux ans et demi, la France appauvrie et meurtrie par l’occupation allemande, entreprend de se relever de ses ruines, pendant que la communauté juive, après les épreuves que l’on connaît, essaye de réapprendre la vie. Comment si ce n’est en s’occupant prioritairement des enfants, de tous les enfants, les orphelins et ceux qui, avec les leurs, ont pu survivre et revenir.Le Grand Rabbin Jacob Kaplan, avec le concours de Madame Suzanne Aron, crée en 1948 un lycée juif qu’il appelle « Ecole Yabné » en souvenir de l’école fondée par Yohanan Ben Zaccaï au moment où Jérusalem allait être détruite.Il reçoit le soutien des communautés de la rue Cadet, de la rue Montévidéo,de la rue Pavée et de la rue Ambroise Thomas.Pour diriger l’école madame Aron fait appel à Monsieur Crémieux.Il obtient du consistoire les locaux de la fondation Gustave de Rothschild : au 60 rue Claude Bernard, dans le 5ème arrondissement.Une ancienne école Rothschild, occupée pendant la guerre puis utilisée comme centre d’accueil après la libération. Il fallait tout remettre en état. Tout était à inventer.D’abord trouver les enseignants […..] Trouver le mobilier scolaire […] Les élèves …. Car pour les parents c’était un saut dans l’inconnu : confier leurs enfants à une école qui débute et qui n’offre pas la garantie de l’expérience et des résultats obtenus aux examens [….]En 1948, beaucoup d’élèves, nés en France, Venaient de familles membres de la communauté de la Strict Observance, fidèle de la Synagogue de la rue Cadet [….]L’aboutissement de tout ce montage arrive alors la veille de la rentrée, le 30 septembre 1948. […] Il reste à installer chaises et tables, pendant que l’on cloue les dernières patères […..], les salles
la craie, les listes d’élèves […] L’activité d’une fourmilière !

1965 – 1993 LE DEVELOPPEMENT

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Inauguration de l'école Yabné rénovée : Le 2 Mai 1965.Extrait de l’article de Monsieur Albert Najman (Plaquette des 50 ans de Yabné)Les locaux qui sont inaugurés en 1965 vont permettre à Bernard Picard qui prend alors la direction de l’école, de faire face à une demande croissante d’inscriptions de la part des familles qui arrivent d’Afrique du Nord. […] L’établissement de contrat avec l’Etat va apporter un soutien financier considérable qui pour la première fois, donne une assise solide à l’école. Les effectifs vont croîtrent rapidement. […] .C’est ainsi qu’en 1976, un accord est conclu avec le centre Rachi qui va permettre d’accueillir les classe de 1ères et Terminales […]. Yabné peut alors accueillir 750 élèves. […]. Les résultats aux examens placent Yabné parmi les meilleurs établissements de la capitale.La politique éducative de Bernard Picard suit les axes imposés par les fondateurs qu’il complète par une ouverture sur Israël. […] Picard suit les axes imposés par les fondateurs qu’il complète par ouverture sur Israël. […]



1993 – 1998 L’école juive du XXIème siècle

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A la fin des années 80, il devient clair qu’une nouvelle implantation est nécessaire.Les bâtiments de la rue Claude Bernard sont non seulement inadaptés mais deviennent de plus en plus délabrés.Extrait du discours de Monsieur Bernard Picard(Le 22 janvier 1992 – lors de la cérémonie de la pose de la première pierre de la nouvelle école). Voici venu le jour de la pose de la première pierre de la nouvelle école Yabné, jour que nous avons attendu avec ferveur.[…]Pour le moment nous ne pouvons qu’imaginer notre future école, mais la pose d’une première pierre est symbolique de tout l’espoir qui nous rempli maintenant. C’est un geste de travailleur, mais c’est aussi le moment de sceller dans le mur qui s’élèvera à partir de la première pierre qui nous vient de Jérusalem […], un texte que j’ai choisi parce qu’il exprime le mieux ce qu’est l’œuvre éducative qui est la nôtre. C’est un passage du Talmud, traité BERAHOT qui dit la chose suivante, écrit il y a environ 15 siècles. :« Ceux qui étudient la Thora multiplient la paix dans le monde. Tous les enfants seront les disciples de D… et grande sera la concorde qui régnera entre eux. »Cependant on ne lit pas « les enfants » mais « tes constructeurs. Jouant sur l’homonymie, en Hébreu, entre le mot « enfant » et le mot « constructeurs », les saints Rabbins veulent exprimer une idée profonde. Très souvent c’est le retour de nos enfants vers la foi de nos pères qui crée en nous l’occasion de la volonté de retrouver nos racines. […]Cinquante ans après, nous sommes là à poser la première pierre d’une école où les descendants des survivants pourront, en guise de réponse à tous ceux qui souhaitent encore aujourd’hui, hélas, bien du mal aux enfants de notre peuple, parler d’étude, parler de paix parce que : « Ceux qui étudient multiplient, accroissent les chances de la paix » dans ce monde qui en a tant besoin.